Miragoane after the Earthquake- Dr LYDIA ARCHIMÈDE (le Quotidien)

AMHE members met in France with GAMAH (Groupe d’appui médical à Haïti) which has sent a Relief mission to Miragoane.
Read the following 2 reports by Dr Lydia Archimede (in french)

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À Miragoâne une Ville du sud d’Haïti : Un hôpital dans la tourmente

L’un des objectifs de la conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti organisée hier à Fort-de-France (Martinique) est d’aider au renforcement de la décentralisation afin d’encourager un développement plus équilibré entre la capitale et les autres villes. C’est aussi la conclusion que tire de son expérience pendant le séisme, le Dr Jacques Laroche, directeur de l’hôpital Sainte-Thérèse de Miragoâne.
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

« CE N’EST PAS une structure hospitalière, c’est un gros dispensaire. » Le jugement du Dr Yves Chouteau est définitif. Chirurgien orthopédiste, il fait partie de la mission organisée par l’association GAMAH (Groupe d’appui médical à Haïti) venue soutenir les équipes de l’hôpital Sainte-Thérèse de Miragoâne. Le manque de matériel est criant : « Il n’y a pas de matériel d’orthopédie. Même le matériel ancillaire manque, pas de moteur chirurgical, pas d’écarteur », déplore-t-il. Le directeur, Dr Jacques Laroche, le reconnaît, « la structure est totalement dépassée ». Trop petit, des salles vétustes, l’établissement, construit dans les années 1980, ne répond pas aux normes internationales. Il est pourtant l’hôpital de référence du département des Nippes, le seul à disposer d’un bloc opératoire. D’une capacité de 40 lits, il a vite été saturé au moment du séisme.
Le Dr Youdelandi Aris, 27 ans, était sur place ce jour-là. Jeune diplômée, elle a fait ses études à l’université catholique de Notre-Dame, une institution privée de Port-au-Prince avec laquelle elle a pu faire deux stages, en 5e et en 6e années, dans un service d’urgence, en France (un mois à hôpital d’Amiens) et en Belgique. Depuis le 6 janvier, elle effectue, comme tous les étudiants en médecine de l’île, son service social d’une année, à l’hôpital Sainte-Thérèse.

Afflux de victimes.

« J’étais à la maternité quand cela a commencé à secouer très fort », raconte-t-elle. Très vite, cela a été le chaos. « Les blessés venaient de partout, fractures ouvertes, blessures de la tête, des membres ou du thorax, hémorragies... » Chef de la clinique externe, le Dr Pierre-Louis Dimy, 33 ans, est arrivé une trentaine de minutes après la première secousse. « Je suivais une formation en nutrition à une quinzaine de kilomètres d’ici. Nous sommes tous sortis pour nous réfugier sous un préau. J’ai pu appeler une ambulance pour me rendre à l’hôpital », explique-t-il. Il y découvre la cour « pleine de blessés, les cris étaient terribles ».
Quelques bâtiments sont endommagés, peu sont totalement effondrés. Mais à l’hôpital, la foule des blessés se fait de plus en plus dense : « Nous avons vite été débordés, raconte le directeur. Ni la structure ni le personnel n’étaient préparés à une telle affluence. Heureusement ceux qui n’étaient plus sur place sont revenus prêter main-forte. ». Dans les heures qui suivent, les répliques sont nombreuses. Lapopulation, affolée, vient se réfugier à l’hôpital. De plus en plus de blessés y sont amenés. « Le bruit a vite couru que l’on soignait à Sainte-Thérèse », se rappelle le Dr Aris.
Alors, dit-elle, « nous nous sommes débrouillés.Au bout de quelque temps nous n’avions plus de fil pour les sutures. » Pendant deux, trois jours, la panique est réelle. Certains, parmi les membres du personnel, ont de la famille dans les régions touchées et sont sans nouvelles. Ils sont partagés entre le désir de porter secours et celui d’aider les leurs. Le Dr Aris finit par craquer. Au troisième jour, elle décide de partir pour Port-au-Prince. « Là, j’ai vraiment réalisé l’ampleur de la catastrophe. Je ne reconnaissais plus rien. » Heureusement sa mère et ses sœurs sont sauves. Quelques-uns de ses collègues apprendront plus tard le décès d’un ou de plusieurs des leurs. Vingt-quatre heures plus tard, le Dr Aris sera de nouveau à son poste.

Un choix difficile.

Le Dr Laroche, lui, est seul. Son père, sa mère, ses sœurs et ses frères sont partis vivre à New York. Sa femme et sa fille les y ont rejoints, trois mois avant le séisme. C’est par Internet qu’il s’informe et se fait une idée plus précise des dégâts. Miragoâne est isolée. « Le directeur sanitaire du département était à Port-au-Prince. Nous ne pouvions pas le joindre. Nous avons fait le mieux que nous pouvions avec ce dont nous disposions », insiste-t-il. Les premiers jours, seule une prise en charge conservatoire des blessés sera possible. « Une seule salle d’opération était fonctionnelle mais elle était réservée aux césariennes. Du fait de l’indisponibilité des autres structures de la région, les femmes venaient accoucher ici. Je ne pouvais pas prendre la décision de faire opérer dans le seul bloc disponible, en raison du risque infectieux. Imaginez, je suis médecin et chirurgien et je fais le choix de ne pas opérer », se désole-t-il. Les malades les plus graves, parmi lesquelles figurent des amputés traumatiques – l’équipe garde encore l’image d’enfants à qui il manquait un pied ou un bras –, sont transférés vers les structures du sud, à l’hôpital départemental des Cayes. « Nous nous sommes rendu compte qu’eux aussi étaient débordés et qu’ils n’avaient pas la capacité de prendre en charge nos blessés », explique-t-il. La décision est prise de ne plus transférer, surtout que les blessés arrivent désormais de Port-au-Prince, de Petit-Goâve, de Grand-Goâve ou de Léogâne.
Le Dr Laroche fait alors appel à un chirurgien de Miragoâne. « Nous avons pu ouvrir le second bloc opératoire », se réjouit-il encore aujourd’hui. Les premiers secours arrivent de Cuba, avec qui l’hôpital collabore depuis une dizaine d’années. Une nouvelle brigade médicale vient renforcer l’équipe de médecins cubains déjà à pied d’œuvre. À partir du 23 janvier et pendant trois semaines, une équipe américaine va également opérer avec son propre matériel. Les 40 lits de l’hôpital ne suffisent pas.
Le directeur-chirurgien poursuit son récit : « Certains jours, nous avons eu plus de 100 hospitalisés. Nous les mettions à même le sol, sur des civières, sur des matelas amenés par la famille, sur des bancs que nous assemblions pour fabriquer un lit. » Une tente installée aux abords de l’hôpital permet d’augmenter les capacités d’hospitalisation.Pendant 30 jours, les génératrices vont fonctionner 24 heures/24, il n’y avait pas d’électricité dans la ville. Les 1 500 galons de Diesel fournis par l’OMS ont été les bienvenus.

Leçons d’une catastrophe.

Depuis le séisme, plus de 500 victimes, directes ou indirectes, auront été prises en charge à l’hôpital de Sainte-Thérèse et 125 interventions chirurgicales auront été effectuées. Le Dr Laroche souhaite que des leçons soient tirées de ce qui s’est passé. « J’ai moi-même sous-évalué la capacité de l’hôpital et de son personnel à répondre à pareille situation. Aujourd’hui, nous sommes plus motivés qu’avant et nous avons pu regagner la confiance du public. Nous ne devrions pas perdre l’occasion qui nous est offerte de faire réellement de cet hôpital une institution de référence. » Le soutien de l’association GAMAH revêt un sens particulier. « La période de l’urgence est passée. Nous avons eu le temps de réfléchir à ce que nous voulions, dit le directeur. La mission s’inscrit dans le moyen terme, dans la continuité des discussions que nous avions eu avant le séisme. Ce n’est pas notre première collaboration. J’espère qu’elle m’aidera à renforcer la structure et à mieux l’organiser. »
L’idéal, cependant, « serait qu’un autre hôpital soit construit dans le département ». Dans la perspective de la Conférence internationale pour la reconstruction et le développement, prévue le 31 mars à New York, il préfère, comme beaucoup d’autres, parler de construction : « Je pense que la solution n’est pas de reconstruire comme avant, même avec une autre stratégie, même avec des normes parasismiques. Le département de l’Ouest (où se trouve Port-au-Prince) fait partie des 10 départements du pays, un tiers de ce département a été touché par le séisme et c’est tout le pays qui est malade. Ce n’est pas normal. Il faut revoir la façon dont le système fonctionne. Il faut déconcentrer et décentraliser ». Son avenir immédiat, il l’imagine encore à Miragoâne.

Le Quotidien du Médecin du : 24/03/2010

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Les tribulations d’une mission d’aide à Haïti
L’association GAMAH (Groupe d’appui médical à Haïti), présidée par le Dr Jean-Marie Bernard, chirurgien d’origine haïtienne, est partie s’installer un mois dans le département des Nippes, au sud-ouest d’Haïti. Une première mission de 14 personnes, dont 2 chirurgiens et 3 généralistes, qui entend s’inscrire dans le moyen terme. « Le Quotidien » l’accompagnait.

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

L’ÉNORME CAMION rempli à ras bord de matériel ramené de Port-au-Prince semble rendre l’âme à chacun des lacets de la large route en terre battue qui s’élève sur les hauteurs de Miragoâne. « Christ pour Paillant, Paillant pour Christ », dit la pancarte à l’entrée de la commune. Les 26 000 habitants du village tentent de survivre tant bien que mal. Et depuis le séisme, c’est pire, même si le département des Nippes au sud d’Haïti a moins souffert que Port-au-Prince. « La population a augmenté d’au moins 10 % », soupire le maire de Paillant, heureux d’accueillir les membres de la mission GAMAH.
Arrivée la veille, l’équipe se prépare à passer sa deuxième nuit haïtienne. Elle a installé son quartier général à la mairie, une bâtisse au confort rustique, sans eau courante (l’électricité ne fonctionnant que la nuit), qui semble presque désaffectée. Les hommes y dorment dans des lits de camp ; les femmes, logées chez l’habitant, se partagent des chambres avec de vrais matelas, mais les conditions de vie sont tout aussi sommaires.

Pour l’heure, nul ne semble s’en formaliser. Ils sont contents d’être là, certains ont dû se décider en 48 heures. Tous sont volontaires et la plupart ont payé le voyage de leur poche. Jean-Marie Bernard, le président de GAMAH, à l’initiative du projet, apprécie. Originaire de Miragoâne, il y a passé son enfance. Comme beaucoup de Haïtiens, il a quitté l’île et a fait ses études de médecine à Montpellier puis à Paris avant d’exercer la chirurgie générale (chirurgie abdominale et traumatologie des membres) dans la Mayenne (Pays de Loire). En 2003, il reprend contact avec l’île et en 2006, il décide, avec d’autres médecins d’origine haïtienne, de fonder une association pour « apporter une aide matérielle et participer au développement de la santé en Haïti ». Deux voyages suivent, en 2007 et 2008, au cours desquels il noue des contacts avec les autorités sanitaires de la région et soutient des campagnes de dépistage du cancer du col et de l’utérus et des programmes de prise en charge des maladies cardio-vasculaires. À 66 ans, à la retraite depuis un an, il entendait se consacrer pleinement à son association.
Les opérations d’urgence ne faisaient pas partie du programme. « Au moment du séisme, j’ai décidé de partir », raconte le Dr Bernard. Les grandes associations ne lui en ont pas offert l’occasion. « Elles ont toutes refusé », regrette-t-il. Il décide alors de s’appuyer sur GAMAH et de faire appel au Dr Jean-Joseph Aubron.

Médecine de terrain.

À 69 ans, ce dernier a une longue expérience des missions en Afrique. « J’ai profité du MICA en 2000, avec l’arrière-pensée de faire autre chose, raconte-t-il. J’avais le souvenir de mes trois années en Algérie après mon service militaire, une de mes plus belles périodes sur le plan médical. » Au Togo, en Mauritanie, au Sénégal, au Bénin, au Tchad et aux Comores, mais aussi au Pérou, il aura l’occasion de renouer avec cette « médecine de terrain ». « Jean-Marie m’avait déjà contacté en 2008 pour GAMAH, mais j’avais décidé d’arrêter afin de profiter de la retraite de ma femme », explique ce militant de l’humanitaire, pour qui « la médecine des pauvres ne doit jamais justifier la pauvreté de la médecine ». Le séisme a tout changé. « Il fallait faire quelque chose », lâche-t-il. Avec le Dr Bernard, ils prennent leur bâton de pèlerin, organisent une réunion à Paris, à la maison d’Haïti**, actionnent leurs réseaux. « J’ai proposé à Jean-Marie qui a accepté, de faire appel aux membres de l’association AGIRabcd (Association générale des intervenants retraités actions de bénévoles pour la coopération et le développement), dont je suis membre depuis 1990 et qui compte 3 000 adhérents, dont 300 dans le domaine de la santé », précise celui que tous appellent « Jean-Jo ». Eux ont l’habitude de partir pour soutenir des structures locales ou en appui d’autres associations. C’est ainsi que feront partie de la première mission Marie-Annick Aubry, infirmière anesthésiste (Lille), Annie Auffret, infirmière (Gard), Brigitte Auger, infirmière et assistante sociale, et Anne-Marie Montassier, infirmière.

Le projet se précise.

La recherche de fonds est difficile. Différentes demandes auprès de la Fondation de France ou du ministère des Affaires étrangères n’aboutissent pas mais l’association parvient, par le biais de manifestations culturelles, à recueillir un modeste pécule pour commencer à fonctionner. « Il nous faudrait environ 88 000 euros, nous sommes loin du compte », reconnaît le Dr Bernard. Qu’à cela ne tienne. Ils ont reçu un appel du directeur de l’hôpital de Miragoâne, le Dr Jacques Laroche, qui sollicite l’aide de GAMAH. Le projet se précise. « Nous étions désormais à distance du séisme. L’idée était de s’inscrire dans la durée avec des équipes qui vont se relayer au moins pendant six mois et vont être disponibles pas seulement pour un établissement mais partout dans le département, là où existent des besoins afin de soutenir les équipes locales », poursuit le président de GAMAH. Cet objectif est plus en rapport avec celui pour lequel l’association a été créée : Instaurer une collaboration durable avec les établissements sanitaires des Nippes en accord avec les autorités sanitaires et politiques locales.

Entre temps, le réseau s’est enrichi. Ils sont désormais une quarantaine à vouloir prendre part à l’aventure. Les premiers devront se décider très vite, dès l’annonce des premiers vols commerciaux à destination de Port-au-Prince. Afin de disposer d’un champ de compétences élargi, deux autres associations, Gynécologie sans frontières et l’ONG MARS (Mouvement d’aide et de ressources solidaires), soutenue par la fondation d’entreprise RATP et spécialisée dans la potabilisation de l’eau et l’électricité, vont prêter main-forte. Le 28 février, ils seront 14 à se retrouver à Orly. Malgré la tempête qui s’est abattue sur la France, aucune défection ne sera à déplorer. Le collectif est fin prêt avec ses deux chirurgiens, le Dr Bernard et le Dr Yves Chouteau, orthopédiste, ses trois praticiens de médecine générale, le Dr Aubron, les Drs Françoise Darnaudet et Christian Grégoire, son gynécologue-obstétricien, le Dr Michel Vignal, accompagné d’une sage-femme, Lucile Warrick, tous les deux de GSF, ses 4 infirmières d’AGIR, ses deux techniciens, Stéphane Peignen et René Collet et son logisticien, Bernard Girard, directeur d’hôpital à la retraite depuis un an. Un psychologue les rejoindra plus tard.

Cela commence par une naissance.

Le passage a Port-au-Prince les a ébranlés. Un champ de ruines, des bâtiments éventrés, des amas de gravats et des tentes envahissant le moindre espace laissé libre. « Une horreur, c’est pire que les images vues à la télé », commente Annie Auffret ; « Une visite traumatisante », renchérit le Dr Darnaudet. Généraliste homéopathe installée à Nègrepelisse (Tarn et Garonne), elle a tout de suite cherché à partir. « J’étais prête à y aller toute seule. » Elle répond à l’annonce de l’association GAMAH et n’hésite pas à fermer son cabinet. « Je ne pouvais pas rester dans mon coin en famille. J’ai un métier, je voulais le mettre au service d’Haïti », explique-t-elle simplement. Soigner dans l’urgence, les plaies, les traumatismes physiques et psychiques. Là, dans la capitale, elle a l’impression que les besoins sont immenses et de pouvoir être utile, en dépit de la présence visible de nombreuses ONG.

Beaucoup dans l’équipe partagent ce sentiment que le voyage vers le sud par la route nationale 2, ne fera qu’accentuer. À Carrefour, au sortir de Port-au-Prince, à Gressier ou à Léogâne près de l’épicentre où « pas une maison ne semble avoir été épargnée », fait remarquer Stéphane Peigne, visiblement impressionné. Aux abords de Léogâne, précisément, la chaussée s’est brisée en une large fissure qui file le long de la route sur plusieurs mètres. Les soldats de la MINUSTAH veillent sur le trafic. Grand Goâve, Petit Goâve, au fur et à mesure qu’on s’approche de Miragoâne, les dégâts semblent moins importants, même si des champs de tentes rappellent les nombreux sans-abri et réfugiés.

Les premiers contacts dans le dispensaire de Paillant et à l’hôpital Sainte-Thérèse (Miragoâne), pourtant bourrée de malades, ont semé des doutes. « Ont-ils besoin de nous, les gens manquent de tout mais semblent organisés » ? La question traverse les esprits. Yves Chanteau, l’orthopédiste, spécialiste de la traumatologie lourde, pensait avoir à prendre en charge les complications secondaires de la chirurgie d’urgence (surinfections des plaies, reprises de moignons) marque sa déception : « Pour l’heure, il n’y a rien de tout cela. »
Demain, il fera l’inventaire du matériel chirurgical disponible à l’hôpital. Mais ce soir, c’est relâche à Paillant, deux anniversaires à célébrer, dont le sien. À 70 ans, Le Dr Chanteau a encore de la ressource. Depuis sa retraite en 2005, après une longue carrière internationale au Gabon (1989-1995) et à Madagascar (1995-2000), il continue à assurer des missions de soutien, notamment au Bénin, à l’hôpital Saint Jean de Dieu, où il a croisé la route de « Jean Jo ». D’où sa présence à Paillant et les verres levés vers lui et son frère du jour, le Dr Michel Vignal. En plus de son soixantième anniversaire, il arrose la naissance aujourd’hui de son premier bébé haïtien accouché par césarienne. Une fille bien entendu, car, ironise-il, « j’ai la réputation de n’accoucher que des filles ». Lucile, la sage-femme qui exerce comme lui au centre hospitalier de Grâce acquiesce. L’ambiance est détendue, la bouteille de « Barbancourt » acheté à la va-vite dans l’épicerie du coin y est sans doute pour quelque chose. Tous attendent de découvrir leur première intervention prévue le lendemain.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

* GAMAH, 06.82.08.32.08
** 94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, 09.61.29.96.33.

Le Quotidien du Médecin du : 23/03/2010